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  • Bruno Seccia

Séance 39: Nostalgie d’une vie antérieure à dépasser pour laisser venir à soi ses propres connexions




Lisaëlle (*) est fortement intéressée par l’exploration « spirituelle ». Son attrait a commencé très jeune avec un jeu de tarot. Elle a le sentiment d’être accompagnée et guidée. Malgré un parcours de vie très difficile, marqué par de terribles accidents au sein de sa famille et de graves problèmes de santé, Lisaëlle est une femme forte avec un optimisme incroyable.


***

La séance commence en haut d’une grande falaise blanche. Elle est assise et fixe l’océan. Fin de journée, ciel couleur clair, elle ressent le vent dans ses cheveux.


Y’a-t-il une présence ? : Je fixe l’horizon, je suis seule, sur une pierre blanche fraiche. C’est un endroit familier, je vis ici à côté.

Où habitez-vous ? : Dans une petite maison, une cabane modeste en bois, peu solide.

Je lui propose d’y aller : Je rentre, petite entrée, sombre, du bois partout. Il y a des filets de pêcheur

Vous êtes pêcheur ? : pas moi, mon mari.


Que ressentez-vous ? : De la sérénité, ça sent le poisson. Je me sens seule. J’attends qu’il revienne. Apaisant mais une forme de tristesse qu’il ne soit pas là. Je me sens vraiment seule, j’attends son retour. De l’ennui. Il doit revenir bientôt, quelques jours. Je n’ai pas d’enfant.

Cela vous rend-t-il triste ? : Oui de ne pas avoir d’enfant, mais j’aime mon mari. Nous sommes pauvres mais ça ne me pose pas de problème. Je suis heureuse quand il est là. C’est lui qui me manque. Je touche les filets, les objets avec mes mains – comme par nostalgie. Je me sens désœuvrée.


On va dans un moment important de cette vie : le moment où l’on choisit de s’installer. Joie excitation, enthousiasme. Sentiment de liberté. Je suis avec lui, on est heureux. Je me sens à ma place. Un nouveau départ. Beaucoup de confiance, il y a + de joie que la scène d’avant où je me sentais seule, abandonnée, délaissée.


Nouvelle scène : il est parti pour nous faire vivre. Je le sens triste de partir. Je suis en train de pleurer [Pleurs]. Je lui demande de rester, mais il s’en va. Triste des deux côtés. Je reste assise. C’est la dernière fois que je l’ai vue. Je ne l’ai plus jamais revu.


Scène fin de vie : seule, même endroit près de la falaise, je suis encore jeune. Au bord de la falaise. Je regarde l’océan. (Bruno : on "dissocie") : quelqu’un qui tombe, je me vois tomber… sans fin. Je disparais (Bruno : j’accompagne durant cette scène douloureuse afin de dissocier ce qui n’appartient pas à Lisaëlle)


Je sens dans ma poitrine une petite douleur qui diffuse, c’est étrange. (Bruno : on fait un soin). Ça va mieux, la douleur est passée.


Le jour se lève. Un nouveau jour qui commence derrière un panorama de montagne.

Que souhaitez-vous mettre dans cette nouvelle journée ? : de l’amour, de la bienveillance, sérénité, lucidité sur le chemin à prendre. Je me sens encore seule.

Que ressentez-vous ? : comme si j’étais face à moi-même.

Voulez-vous que quelqu’un vous rejoigne ? : non je me sens bien avec moi-même, dans l’attente du jour qui se lève. Je vois du feu, du rouge, soleil, chaud, vague de chaleur. Un point fixe dans le rouge comme un œil qui me regarde.


(...)


On interroge la conscience supérieure (« moi supérieur » ou « surconscience » en fonction des termes acceptés).


Pourquoi s’être connectée à cette vie ? : pour comprendre son sentiment de solitude dans cette incarnation, qui lui apporte cette tristesse


Est-il nécessaire de faire partir cette tristesse ? : être seule ne rend pas forcément heureuse, c’est une protection. Elle a peur des autres, peur d’être triste à cause des autres. En raison de ce qui est déjà arrivé.


Un conseil ? : Elle est aimée et sera aimée. Elle a gardé le souvenir très profondément de son désespoir. Elle doit le dépasser sinon elle finira seule aussi dans cette vie et ce n’est pas son chemin. Elle a réussi à s’organiser pour être seule par crainte et par réminiscence de cette vie antérieure, c’est du sabotage. Elle doit y croire, croire ne pas être seule. Elle sera accompagnée car elle sera aimée.


***

Juste après la séance, Lisaëlle me dira que c’était très déconcertant « En bien. J’ai le sentiment qu’il y a eu un moment où mes yeux ont bougé dans tous les sens. Secouée »


Le lendemain : « Je suis encore un peu marquée par la séance avec une forme de nostalgie qui disparait. Merci infiniment pour cette séance, elle m’a ouvert les yeux sur un événement récent important de ma vie... »



(*) Le prénom est modifié
















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