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  • Bruno Seccia

Séance 20 : Reconnexion aux liens : «la réelle essence de la relation, c’est de grandir et évoluer»




Mélina (*) souhaite se libérer d'une situation actuelle dans laquelle elle se sent bloquée.



***


Deux personnes sont présentes en début de séance : son « autre » (dans un lien d’âme particulier) et son papa : Son autre est présente pour lui donner du courage, et l’accompagner… « Grâce à elle, je vais me libérer de lui. Elle me prend les mains ça va bien se passer »


- Très rapidement, en tout début de séance : « mon papa me prend dans ses bras, je me sens soulagée »

- Demande-lui « pourquoi il agit comme ça avec toi ? » : « Parce qu’il ne sait pas faire. Il ne sait pas donner de l’importance aux choses. Il veut me demander pardon. Il est conscient qu’il n’a pas bien fait les choses. Je ne veux pas lui parler. »

- Demande-lui « qu’est-ce que je représente pour toi ? » : En espagnol : il est fier de moi, je suis une fierté pour lui. En Français : Je suis sa fille. Je suis la prunelle de ses yeux.


Un souvenir (régression) : un moment qui m’a marqué (j’ai 4 ans). Portail, en bas de l’ascenseur. Ma mère faisait à manger. Un spaghetti dur, il me prend dans ses bras [Mélina pleure]. Il me fait un bisou sur la bouche. Je suis dans ses bras.

- « Je n’ai qu’un seul papa. C’est lui que je vois maintenant (…) Il me demande pardon. Beaucoup d’admiration pour cet homme à ce moment-là. J’ai du mal à pardonner. Je sais ce qu’il se passe par la suite.

(…)

On donne des conseil à Mélina pour mieux s’entendre avec lui. « Il veut que je réussisse et que je me sente bien. Il me demande pardon. ».

On prend un temps pour un échange avec lui.


(...)


Plus tard dans la séance : on arrive dans une vie antérieure :


« Je suis un homme, je tanne du cuir. Je n’ai pas beaucoup d’argent. Chez moi, je travaille là. Je suis très beau. Brun avec de la barbe. Actuellement seul, mais je vis avec une femme. Elle n’est pas là. Petite maison. Table mise. Je l’attends. Petite cheminée. Etagère avec des livres, je ne sais pas lire.


Ma femme est partie chercher des champignons. Je ne suis pas heureux. J’aime cette personne mais mon cœur est pour quelqu’un d’autre. Je n’en souffre plus, un vide, je me suis habitué (comme un trou en moi). J’ai envie de partir (…) je vais chez un ami, je les surprends ensemble. J’ai envie de les étrangler. Je le pousse, je mets les mains sur son cou à elle. Je ressens de l’injustice. Comme si ça ne marchait jamais.

Drôle de sensation : injuste, je suis condamné à être seul. Elle pleure. Elle ne dit rien. Je mets le feu à ma maison et je pars [une douleur au coccyx – apaisement]. Je vais dans une forêt : je déterre une boite. Il y a des lettres avec cette autre femme. Je prends un cheval. Je vais dans une auberge. Je suis triste.


Je sais où elle habite (on nous donne son prénom). J’ai cessé d’espérer. Elle est mariée avec un autre. Je sais qu’elle ne l’aime pas, et qu’elle m’aime. Elle s’est mariée par convention. Elle dans un petit village. Elle est dans le jardin. On se regarde mais on ne se parle pas. Derrière elle, il y a deux enfants. Elle me regarde avec tristesse. Je pose la boite au sol et je pars. Elle m’appelle et elle m’embrasse. Elle veut partir avec toi. je lui dis qu’elle ne peut pas. Car elle a des enfants. Elle insiste, elle espérait ce départ. On laisse la boite, c’était le passé. [une douleur sur la jambe gauche].


Sur le cheval, on part très vite pour rattraper le temps. Pas besoin de se parler. On trouve une maison, un peu isolée. On demande à être hébergés. On nous dit qu’il n’y a plus de place. Je négocie, je propose de travailler. Il ne veut pas, il a reconnu cette femme. Il ne veut pas d’histoire. Il sait que c’est la femme du Duc. Elle a peur qu’on l’attrape. Elle dit (sans le vouloir vraiment) : « peut-être que toi aux yeux des gens, tu n’es rien mais moi tt le monde me connait ». Ça me blesse. « Je suis peut-être rien pour les autres, mais pour toi je suis tout ». Elle a trop peur. Elle préfère que je parte, car tt le monde la reconnaitra. J’insiste et elle ne veut pas. Je pars en colère. Elle m’a encore brisé le cœur. Je pars très loin. Elle pleure.


Puis elle se donne la mort [Mélina pleure] Je le sais quelque jours après car je suis revenu pour lui demander pardon. Mais elle n’a pas supporté.

Je saute d’une falaise (je vois un grand rocher). Pourquoi tu t’es tuée ? Tu m’as laissé, tu t’es éloignée de moi pour être heureuse. Tu ne voulais pas être heureuse »


***


On interroge la conscience supérieure (« moi supérieur » ou « surconscience » en fonction des termes acceptés).


- Pourquoi Mélina a eu besoin de se connecter à cette vie antérieure ? : « un chemin actuel qui se répète et tu te libères. Tu trouveras des similitudes dans ta vie actuelle. Drôle, à quel point tout est parfait, tout est juste, tout est beau. Les moments favorables sont possibles quand tu y crois. La clef des relations : acceptation de ce qui est. Car la réelle essence de la relation, c’est de grandir et évoluer. Sans oublier d’aimer mais ça c’est ton essence tu n’as pas à le faire, c’est déjà là. L’apaisement, tu l’as déjà. Tout va bien. Tu es très bien »

- Qui était cette femme ? : « C’est évident, elle sait qui sont chacun des acteurs »


La surconscience transmets un dernier message : « tu peux être fière de toi » et lui prodigue un soin (en présence de Raphaël)


***


Juste après la séance, Mélina me dira : un peu KO, nombreuses sensations physiques durant la séance (douleurs similaires aux règles) » chose.



(*) Le prénom a été modifié

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